Comparaison des recommandations SFAR/ANAES et ACCP 2004 - chirurgie gynécologique. (publié le 25/11/2005)

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Rédacteur(s) :

groupe GITA

Publication : 


Chirurgie gynécologique
SFAR/ANAES
ACCP
Les moyens mécaniques représentent une alternative de premier choix en cas de risque hémorragique contre-indiquant un traitement anticoagulant médicamenteux (grade A).

Les moyens mécaniques, qui présentent plutôt des inconvénients liés à leur utilisation que des contre-indications, constituent un traitement adjuvant efficace aux traitements médicamenteux (grade D).

Compte-tenu de leur facilité d’emploi, les HBPM sont considérées comme le traitement prophylactique de référence en chirurgie gynécologiques (grade A).

La contention veineuse élastique doit être mise en place en préopératoire, maintenue en per-opératoire et en postopératoire jusqu’à déambulation (grade D).

Si l’utilisation de la compression pneumatique intermittente est choisie, elle doit être maintenue pendant les cinq premiers jours postopératoires (grade B).

Il n’est pas recommandé d’effectuer un dosage systématique de l’activité anti-Xa, de l’héparinémie, ni d’effectuer un TCA lors de la prophylaxie par HBPM (grade D).

Durée de la prophylaxie

La durée habituelle est de 7 à 14 jours en cas de chirurgie à risque modéré (grade D) et de 4 semaines en cas de risque élevé (grade A).

Pour l’immense majorité des patientes bénéficiant d’un acte de chirurgie gynécologique ambulatoire, aucune mesure de prophylaxie anticoagulante autre que la déambulation précoce n’est à préconiser (grade D).

Néanmoins, l’identification de facteurs de risque thrombotique doit conduire à la prescription de bas de contention et/ou d’une héparine (grade D).
Chez les malades subissant une intervention d’une durée inférieure ou égale à 30 minutes, pour une pathologie bénigne, nous recommandons DE NE PAS utiliser de prophylaxie autre qu’une mobilisation précoce et persistante (niveau 1C+).

Chez les patientes subissant une intervention gynécologique par laparoscopie et chez lesquelles existent des facteurs de risque thromboembolique supplémentaires, nous recommandons l’utilisation d’une ou plusieurs des méthodes prophylactiques suivantes : HNF à faible dose, HBPM, CPI ou BCG (Niveau 1C pour tous).

Nous recommandons une thromboprophylaxie chez toutes les patientes ayant une chirurgie gynécologique majeure (Niveau 1A).

Pour les patientes subissant une chirurgie gynécologique majeure pour une pathologie bénigne sans facteurs de risque supplémentaires, nous recommandons une prophylaxie par HNF à faible dose (5000 UI x 2) (Niveau 1A). Des alternatives comprennent des prophylaxies 1 fois par jour avec HBPM < 3 400 U/j)(Niveau 1C+) ou une CPI débutée avant la chirurgie et poursuivie tant que la patiente n’est pas ambulatoire (Niveau 1B).

Chez les patientes subissant une chirurgie étendue pour cancer et chez les patientes avec facteurs de risque thrombo-emboliques supplémentaires, nous recommandant une prophylaxie en routine avec HNF (5000 U x 3) (Niveau 1A). Une autre solution comprend la CPI seule poursuivie jusqu’à la sortie de l’hôpital (Niveau 1A) ou des doses plus fortes d’HBPM, c'est-à-dire > 3 400 UI/j (Niveau 1A) ou une association d’HNF faible dose ou d’HBPM avec prophylaxie mécanique par BCG ou CPI (Niveau 1C).

Pour les malades subissant une chirurgie gynécologique majeure, nous suggérons la poursuite de la prophylaxie jusqu’à la fin de l’hospitalisation (Niveau 1C). Pour les patientes, qui ont un risque particulièrement élevé, notamment celles qui ont une chirurgie pour cancer et qui ont plus de 60 ans ou un antécédent thrombo-embolique, nous suggérons de poursuivre la prophylaxie pendant 2 à 4 semaines après l’hospitalisation (Niveau 2C).
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GITA
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