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 Réunion des sous-comités de l’ISTH 2-5 juillet 2008, Vienne (Autriche) (publié le 25/07/2008) |
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Rédacteur(s) :
groupe GITA
Publication : La réunion des sous-commissions de l’International Society on Thrombosis and Haemostasis à Vienne a rassemblé plus de 1200 participants.
Au milieu de sessions de qualités variables, deux séances spéciales ont particulièrement retenu l’attention.
• Un minisymposium organisé par la sous-commission « Maîtrise de l’anticoagulation » a porté sur le test de génération de thrombine et sa standardisation.
• Un autre minisymposium a fait le point sur les génériques des HBPM et a comporté une discussion sur l’interchangeabilité des HBPM. Il a été clairement montré que des différences existent, tant au plan pharmacocinétique que pharmacodynamique et chimique, en particulier : capacité à faire sécréter le TFPI (tissue factor pathway inhibitor), possibilité de neutralisation par la protamine et activité immunogénétique. En revanche, sur le plan clinique, les études comparatives sont peu nombreuses, limitées à 2 en chirurgie orthopédique, 2 au cours du traitement de la MTEV et de l’embolie pulmonaire et 2 en cardiologie. Les résultats de ces études portant le plus souvent sur de faibles effectifs ne sont pas homogènes.
• La contamination des héparines d’origine chinoise par la chondroïtine hypersulfatée, qui pourrait être responsable d’accidents d’anaphylaxie, a fait l’objet d’un long exposé. Il a été suggéré de donner la priorité aux héparines européennes ou américaines.
• Dans ce congrès, comme au congrès international d’angiologie, les dernières études cliniques sur le rivaroxaban – inhibiteur direct du facteur Xa, actif par voie oral - ont été présentées. L’efficacité et la tolérance de cette molécule dans la prévention des accidents thromboemboliques postopératoires après chirurgie de la hanche ou du genou sont au moins égales, voire même supérieures, à celles de leur comparateur, l’énoxaparine, aussi bien dans sa version européenne (40 mg/j), qu’américaine (30 mg x 2/j). Dans le premier cas, la première injection a lieu la veille de l’intervention, tandis que dans le second cas la première injection est faite 6 à 12 h après la fin de l’intervention.
Pour en savoir plus :
• Les recommandations de l’ACCP (enfin parues) indiquent une durée de traitement préventif d’au moins 1 mois après prothèse totale de hanche. Dans ces conditions, la mise à disposition récente du dabigatran (laboratoire Boehringer Ingelheim), déjà disponible dans plusieurs pays d’Europe mais pas en France pour l’instant, pourrait faciliter cette extension de la durée du traitement préventif.
• Parallèlement, les résultats d’une grande étude consacrée à la surveillance informatisée de l’INR et à l’adaptation optimale du traitement selon les résultats au moyen des logiciels PARMA (Programma per archiviazone, registrazione e monitoraggio degli anticoagulati), italien, et Dawn AC, britannique, ont été présentés. Ils démontrent clairement que le choix des posologies par les logiciels conduit à des résultats égaux ou supérieurs à ceux observés lorsque les posologies sont décidées par le médecin.
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